
Robert Capa, 07/06/1944. © NYPL
A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée au musée de la Libération à Paris, L’Oeil de l’Info vous présente une édition spéciale entièrement consacré à Robert Capa.

Robert Capa, 07/06/1944. © NYPL
A l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée au musée de la Libération à Paris, L’Oeil de l’Info vous présente une édition spéciale entièrement consacré à Robert Capa.

Capa dans le roman photo « Le tueur au boomerang », magazine VU du 27/06/1934. Photo: Marie Claude Vaillant-Couturier / BNF
Le Musée de la Libération à Paris retrace le parcours de cet immigré hongrois qui sera surnommé « le plus grand photographe de guerre » et a profondément marqué de son empreinte le photojournalisme. Il est devenu une icône, flambeur, buveur et joueur, prêt à risquer sa vie pour prendre la bonne photo, même si se cache derrière cette image une réalité plus complexe.

Falling soldier, Espagne, 1936 © Robert Capa/ICP/Magnum Photos/ photo Daniel Psenny
Ancien journaliste au Monde et collectionneur de photos, Michel Lefebvre est devenu au fil des années un des meilleurs spécialistes de l’œuvre de Robert Capa. Avec son complice Bernard Lebrun (1955-2021) grand reporter à France2, archiviste et historien, ils ont édité en 2011 un livre de référence sur « le plus grand photographe de-guerre du monde » intitulé « Robert Capa, l’invention d’un photographe. » Accompagné d’une très riche iconographie souvent inédite et superbement maquetté, le livre raconte la vie légendaire du photographe, de son premier reportage sur Léon Trotski à Copenhague en 1932, jusqu’à la dernière image, le 25 mai 1954 où Capa sauta sur une mine à Thái Bình en Indochine.

Courtesy Dominique Aubert
Si la fondation de l’agence Magnum date officiellement de 1947, l’idée de regrouper des photographes pour défendre leurs intérêts était déjà le fruit d’une réflexion portée par Robert Capa près d’une décennie plus tôt. Celui-ci, une fois l’agence crée, se révélera être, en plus du grand photographe que l’on connait, un véritable meneur et chef d’entreprise…à sa manière.

Omaha beach 06/06/44 image du pool photo diffusée par Associated Press. © Robert Capa/ICP/Magnum Photos
En 1947, quand il publie son autobiographie « Slightly Out of Focus » (« Juste un peu flou »), Robert Capa est déjà un photographe célèbre considéré comme « le plus grand photographe de guerre du monde ». Il livre dans son ouvrage un témoignage à hauteur d’homme sur ses années de guerre, de l’Espagne à la Normandie, avec une lucidité ironique qui déjoue toute tentation d’héroïsme. Il y raconte notamment ce qu’il a vécu à l’aube du 06 juin 1944 quand il accompagne les boys à l’assaut des plages normandes.

Signature de Robert Capa. © Collection Bernard Matussière
A l’occasion d’une brève rencontre avec Isabella Rossellini, fille d’Ingrid Bergman avec qui Capa avait eu une liaison, Dominique Aubert tente de savoir si celle-ci a connaissance de tirages originaux signés de la main du photographe. Ce grand photographe de guerre, dont la méthode tenait en une formule, être suffisamment près de l’action afin que l’image soit authentique, ne signait pas systématiquement ses clichés. Pourtant, il existe bel et bien des tirages originaux de Robert Capa authentiquement signés de sa main. Reste juste à savoir où ils se trouvent.

Gerda Taro, Espagne, 1937. Source : Anonyme / icp.org/Wikipedia
Longtemps restée dans l’ombre de son compagnon de vie Robert Capa, voire occultée, Gerda Taro (de son vrai nom Gerda Pohorylle, née en 1910 à Stuttgart en Allemagne), a été réhabilitée sur le tard dans le monde de la photographie.