
Quelques mois après les attentats de Paris, et plus d’un an après l’attaque de Charlie Hebdo, comme beaucoup, je n’ai pas retrouvé mon rythme normal de vie, et, je le crains, pour longtemps.
A vrai dire, ce n’est pas le nombre de victimes qui m’a impressionné, ni que Paris soit ciblé. Tout journaliste fait chaque matin sa revue de presse, et chaque jour apporte son lot de massacres et de misère. Sans devenir cynique, le métier oblige à garder une distance avec les faits.
Mais, c’est la « lepénisation » des cerveaux de tous les bords qui m’a choqué. Au lendemain des attentats de novembre, il était de bon ton de se peindre le « profil » aux trois couleurs sur les réseaux sociaux. Quelques « amis Facebook », dont des photographes que je connais de visu ont commenté, sans humour, ni smiley, mon « statut » d’un « traître » et d’un « mauvais français » sous prétexte que je m’interrogeais sur cette nouvelle mode.

Depuis, l’odeur de pourriture n’a cessé de croître avec la course à l’échalote des futures élections « pestilentielles » comme le disait si bien Coluche…
Quelques phrases de moins de 140 caractères assorties d’un ou deux coups de menton pour montrer « qu’on en a » deviennent un programme politique.
Dernière révision le 26 mars 2024 à 5:46 pm GMT+0100 par
- Jonathan Alpeyrie
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